Physique, éloquence, programme... Chaque citoyen choisit son candidat fétiche en fonction des arguments qui lui sont propres. D'après les scores des présidentielles de 2002, le maintien d'une identité régionale forte semble être l'un de ces arguments.

Ségolène ROYAL François BAYROU Nicolas SARKOZY Jean-Marie LE PEN
Reconnaissance officielle des langues régionales (et donc de l'alsacien) ? Plutôt pour Tout à fait pour Contre Contre
Décentralisation des décisions vers les régions et les départements ? Souhaite conserver la situation actuelle Souhaite renforcer le processus de décentralisation Souhaite conserver la situation actuelle Est pour un état hyper centralisé, souhaite revenir en arrière par rapport à l'existant
Proximité du monde rural et agricole Fille de militaire, énarque Fils d'agriculteur, agrégé de lettre, possède une exploitation dans les Pyrénées Père issu de l'aristocratie hongroise, mère avocate, est lui-même avocat de profession Père pêcheur, mère couturière, est lui-même diplômé en sciences politiques
Les élus alsaciens qui ont contribué à leur ascension politique - Pierre PFLIMLIN Robert GROSSMANN -


Le tableau ci-dessus présente la position des 4 principaux présidentiables en matière de régionalisme, de ruralité et de liens à l'Alsace. La colonne de droite montre bien que la défense de notre identité mise en avant par le FN passe par un état hyper-centralisé et des citoyens qui ne parlent plus qu'une seule et même langue : le français. Cette vision se fait clairement au détriment des identités et des langues régionales, donc de l'identité et du dialecte alsaciens.