Source : l'Est Agricole et Viticole du 3 mars 2007 - www.est-agricole.com



La page 3 du journal commence par rappeler les nombreuses personnalités venues à Obermodern-Zutzendorf pour participer au débat : Jean-Paul Bastian, président de la Chambre d'Agriculture du Bas-Rhin, Joseph Daul, président du directoire de la Copvial et député européen, Jean-Michel Fritsch, président de la FNCBV et de la section porcine du FDSEA, Emile Blessig, député de l'arrondissement de Saverne, ainsi que de nombreux autres élus du secteur.

Le débat a permis entre autres de rappeler les défis majeurs auxquels sera confronté l'éleveur industriel (que son capital soit familial, ou financier) dans les années à venir :
- capacité à valoriser tous les quartiers de la bête (et pas seulement les filets mignons et les côtes)
- trouver un positionnement qui assure une rentabilité suffisante à l'ensemble de la filière (aujourd'hui, la marque Lieselheim a essuyé un échec auprès des boucheries traditionnelles, l'excédent brut d'exploitation dégagé par Copvial ces 3 dernières années est négatif, les agriculteurs sont contraints à la fuite en avant pour dégager une rentabilité suffisante)
- améliorer son image auprès du public

Certains éleveurs comme Thierry Schweitzer ont trouvé une sortie vers le haut. L'élevage sur paille permet d'accueillir le public toute l'année (image ++), son porc est vendu avec une meilleure marge par tête (rentabilité ++), l'acquisition d'une charcuterie permet la valorisation de tous les quartiers de la bête. Comme le rappelait Philippe Witzmann, responsable du rayon frais chez Cora, la demande pour cette viande "haut de gamme" est supérieure à l'offre.

D'autres solutions peuvent certainement être imaginées par la filière alsacienne pour répondre aux enjeux évoqués ci-dessus et permettre à nos agriculteurs d'exprimer leur passion dans un climat plus serein et plus pérenne. Quant à retrouver cette reconnaissance et cet amour du public qui faisait la fierté de l'agriculteur il y a quelques années encore, force est de constater que le simple respect de la législation ne suffit plus...

SJ